Plusieurs journalistes ont été molestés puis interpellés alors qu’ils couvraient la marche de l’opposition contre la politisation de la Commission Électorale Nationale Indépendante en république démocratique du Congo ce mercredi 15 septembre 2021.
Cet acte n’a pas laissé indifférentes les organisations Internationales ainsi que les ambassadeurs accrédités en RDC. Tous ont dénoncé avec véhémence cette bavure policière sur un des journalistes en plein exercice de leur travail.
La mission de l’organisation des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (MONUSCO) a, sur Twitter, insisté sur la liberté de la presse.
« La MONUSCO condamne l’interpellation brutale de Patient Ligodi, aujourd’hui, à Kinshasa. Les journalistes doivent pouvoir travailler librement », dit la MONUSCO.
C’est également avec le même ton que le bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’homme s’est exprimé suite à l’acte ignoble.
« Le BCNUDH suit depuis ce matin la manifestation organisée par des partis politiques, organisations de la société civile et mouvements citoyens. BCNUDH condamne fermement les actes de violence perpétrés par des agents de la police sur des manifestants pacifiques et des journalistes. Les autorités sont également invitées à garantir aux journalistes des conditions de protection, de sécurité et d’accès nécessaires à l’exercice de leurs fonctions », lit-on sur son Twitter.
Jean-Marc Châtaigner, ambassadeur de l’UE en RDC, affirme que « le respect des droits de la presse et de l’intégrité du travail des journalistes est, partout dans le monde, un fondement de la vie démocratique ».
Pour l’ambassadeur des Etats Unis en RDC, Mike Hammer « c’est inacceptable dans une démocratie ». Respectez et protégez la presse, conseille le diplomate américain.
L’ambassade de France en RDC a aussi « condamné fermement les brutalités policières subies par Patient Ligodi, journaliste correspondant RFI en RDC, au cours de son arrestation ».
Conduits par Martin Fayulu et Adolphe Muzito les militants de la coalition LAMUKA ont été violemment dispersés lors de leur marche pour réclamer la tenue des élections générales dans le délais constitutionnel et la dépolitisation de la CENI.
Dieudonné BUHENDWA