Société

Beni/liberté de presse: Un journaliste agressé par les gardes du porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu

Le journaliste Jonathan Kataliko, reporter de la radio télévision Rwanzururu a été malmené à la mairie de Beni jeudi 2 septembre 2021 par la garde du général Sylvain Ekenge, le porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu.

Tout part du fait que le journaliste cherchait à vérifier une information relative à l’arrestation de deux jeunes par les forces de l’ordre. Après qu’il soit brutalisé et agressé par les militaires, ce professionnel de média a été évacué de la cours de la mairie sur orde d’un haut gradé de l’armée.

« J’ai été agressé et brutalisé par les militaires à la mairie de Beni ce jeudi 2 août 2021. En fait, je suis parti à la mairie pour vérifier une information relative à l’arrestation de deux jeunes gens. En m’approchant de la mairie, j’ai vu un attroupement des gens près de l’hôtel de ville. Je suis monté jusqu’au balcon de la mairie et puis j’ai vu deux personnes assises à même le sol quand je voulais m’imprégner de la situation, j’ai entendu la voix du général Sylvain Ekenge qui demandait à ses gardes de me chasser de la mairie. Quand je voulais me justifier que je suis journaliste en montrant ma carte de presse et mon matériel, on m’a pris brutalement avec un autre monsieur pour me déposer à 50 mètres de la mairie. Le porte-parole des opérations SOKOLA1 grand nord, Antony Mwalushayi a même rappelé aux militaires que celui-là est un journaliste. Ils n’ont pas écouté. Les mêmes militaires sont revenus me récupérer là où j’étais assis après l’incident pour m’amener dans un bureau de la mairie. L’un des assistants policiers du maire va me signifier qu’on va vérifier mon téléphone si je n’ai pas pris des images. Je lui ai dit que je n’avais aucune image. L’attaché de presse de la mairie et un autre assistant civil du maire ont plaidé pour ma cause, affirmant que je suis journaliste, c’est comme ça que j’ai été libéré,… » a témoigné Jonathan Kataliko.

Nzanzu Kapya directeur de la radio télévision Rwanzururu qui dénonce

l’agression contre son journaliste, pense que cet acte inhumain et barbare peut mettre en difficulté les relations entre la presse et l’armée dans la région de Beni.

Ezedor Kihandi

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