Politique

Sud Sud-Kivu : la population de Minembwe, Bijombo et Itombwe frappée par la famine

Outre l’insécurité causée par l’activisme des groupes armés, la population des moyens et hauts plateaux de Fizi, Uvira et Itombwe dans le territoire de Mwenga est également frappée par une famine sans précédent.

Malgré les multiples appels à des aides humanitaires, la demande semble restée lettre morte d’autant plus que ni l’intervention du gouvernement tant provincial que national ne sont jusque-là visibles.

La nécessité de cette aide reste urgente compte tenu des conséquences néfastes causées par cette famine.
Plusieurs personnes souffrent actuellement de la malnutrition.

Selon le constat fait par la rédaction de InfoRDC, depuis plus d’une année les populations de Minembwe-centre, dans le camp de déplaces internes à mikenke/Itombwe et à Muranvya dans le groupement de bijombo dans le territoire d’ uvira vivent dans une situation de siège leur imposée par les groupes armés Mai-mai.

Elles sont dans l’impossibilité d’exercer leurs activités génératrices des revenus pouvant leur permettre de subvenir à leurs besoins économiques et alimentaires.

Sur place, le constat fait état d’un nombre élevé des femmes, enfants et des personnes de la troisième âge parmi les souffrants de la malnutrition.

Bien que d’intenses combats aients commencé vers février 2019 à lulenge/Fizi, il convient de préciser tout de même que c’est à partir de septembre 2019 que la partie d’Itombwe-savane communément appelée Mibunda d’un côté et kamombo dans le territoire de Fizi de l’autre, se sont vidés de leurs populations locales en majorité de la communauté Banyamulenge suite aux attaques quasi-quotidiennes dela coalition maimai, Biloze Bishambuke, red-tabara d’alexis sinduhije, FOREBU du général Godefroy niyombare, de FNL de zabampema.
Ces groupes armés se sont rendus maître de toute cet espace en s’emparant de toutes les ressources nécessaires pour la survie de cette population ayant fui les combats.

Depuis lors à ce jour, la plupart des déplacés forcés ont trouvé asile à Mikenke/Itombwe aux alentours de la Monusco, à Muranvya dans le groupement de bijombo/uvira et dans la commune rurale de Minembwe.

« De ce qui précède, nous lançons un appel pathétique à l’Etat congolais à travers ses institutions provinciales et nationales ainsi qu’aux organisations humanitaires et toutes les personnes animées de bonne foi de bien vouloir contribuer:
1. A une assistance humanitaire d’urgence pour subvenir aux besoins primaires de la population en souffrance
2. Retour de la paix
3. Cohésion sociale entre communauté. » Demande la dynamique UBUMWE regroupant les jeunes de la communauté Banyamulenge en réaction à cette situation ce vendredi 19 juin 2020.

Dieudonné BUHENDWA

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